dépister le VIH et les IST, du 25 novembre au 7 décembre en région Auvergne

Les professionnels de santé de la région Auvergne se mobilisent pour dépister le VIH et les IST, du 25 novembre au 7 décembre

Trop de malades ignorent encore qu’ils sont atteints du VIH ou d’infections sexuellement transmissibles. Et les maladies se propagent. Pour les stopper, la première étape, incontournable, c’est le dépistage.

Cette année, en Auvergne, les actions pour promouvoir le dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST) vont dépasser largement la journée mondiale de lutte contre le Sida du 1er décembre.

Du 25 novembre au 7 décembre, les professionnels de santé de la région se mobilisent pour inciter « toute la population entre 15 et 75 ans à se faire dépister ».

Près de 6.000 nouveaux cas chaque année

« Malgré les campagnes d’information sur le VIH, près de 6.000 nouveaux cas sont dépistés chaque année en France. Ça ne baisse pas parce que le nombre de personnes non dépistées reste important et qu’elles continuent de contaminer leurs partenaires », déplore le docteur Christine Jacomet, présidente de la Coordination de la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (COREVIH) Auvergne Loire.

Soigner pour ne plus contaminer

Une situation d’autant plus dramatique que « 98 % des malades sous traitement efficace ne sont plus contaminants puisque leur charge virale est indétectable », indique Christine Jacomet.

Il existe plusieurs dépistages: une prise de sang en laboratoire, un Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD) VIH auprès des associations ou un auto-test à domicile, Photo Thierry Lindauer

 

Plus il y aura de malades dépistés, plus ils seront traités et moins la contamination s’étendra. Un raisonnement également valable pour les IST dont la situation inquiète Morgane Rude-Bache.

Recrudescence de certaines IST

« Parmi les plus IST diagnostiquées, on a l’hépatite B pour laquelle il existe un vaccin. On a aussi une recrudescence de la gonococcie (NDLR : plus connue sous l’appellation de blennorragie ou « chaude pisse »).

L'inquiétante progression des infections sexuellement transmissibles en Auvergne

Si la syphilis reste stable, le problème de l’infection à la chlamydia qui est la première cause de stérilité évitable en France mais comme elle est asymptomatique, on la découvre souvent trop tard, lors d’un bilan d’infertilité », indique la pilote de la prévention au sein de la COREVIH Auvergne-Loire.

Lever le tabou

Cette quinzaine vise trois objectifs : d’abord « lever le tabou » avec un dépistage à très grande échelle ; ensuite réduire les retards au dépistage du VIH, des IST et des hépatites virales ; enfin répéter les dépistages dans les populations à risque